Je me décide de visiter à nouveau les pyramides. Je suis venu avec ma maman quand j'avais dix ans. Les pyramides se trouvaient alors loin de la ville dans le desert et j'en avais été fascinée. Je les ai revues en 1991 et j'en ai gardé un souvenir mitigé, notemment du fait que la grosse pieuvre, qu'est le Caire, avait étendu ses tentacules jusqu'aux pieds des pharaons. Je veux raffraichir ma mémoire, même si je risque d'être déçue!
Je trouve le bon bus grace à l'aide précieuse d'un gamin dans la rue qui n'a rien de mieux à faire que de m'accompagner à la station des bus. En descendant je suis préparée d'affronter l'assaut des gars, qui cherchent à vendre n'importe quoi ou te raconte que 'pyramids closed today'. Je suis positivement surprise qu'on me laisse relativement tranquille. Une fois dans l'enceinte du plateau, on est en fait tout à fait tranquil, si ce n'est pour ceux qui proposent leur chevaux ou chameaux pour la ballade dans le désert.
Désert, oui, car désert il y a! Si les faubourgs de la ville arrivent effectivement jusqu'au plateau d'un côté, c'est de l'autre côté des pyramides qu'on a préservé le désert à perte de vue, de sorte, qu'on peut toujours voir les monuments dans leur décor original; il suffit de regarder du bon côté!
Eh bien, je ne suis pas déçue du tout! Bien au contraire: Suite aux efforts du gouvernement l'harcèlement du touriste don't j'avais gardé un très mauvais souvenir a quasiment disparu. Bien entendu on vient proposer les chevaux et les chameaux, car l'étendu du désert rend difficile le déplacement à pied. En fait, je suis aujourd'hui la seule qui est contrainte de choisir cette option -mes allergies ne me permettent pas le cheval, et pour le chameau je n'en sais rien et je ne prendrai pas le risque. La poussière est déjà assez pénible pour moi, mais je la préfère au gaz d'échappement de la ville.
Je me promène de longs km dans le désert. La marche dans le sable mou est très fatigante et à la fin de la journée je ne sais prèsque plus mettre un pied devant l'autre.
Mais combien ai-je aimé ma journée. Quand je me trouve à la fin en face du sphinx avec les pyramides derrière lui et le désert en arrière-fond, le tout baignant dans la douce lumière du soleil déjà couchant, je trouve que le site n'a rien perdu du tout de sa fascination, de sa magie et de son mystère intemporel.
De même qu'aux pyramides je rends une nouvelle visite au musée national. Ici aussi l'impression est plutôt positive. Mon souvenir de la dernière visite se résumait en trésors mal exposés et empoussiérés, centaines de momies en couches multiples, bric à brac divers difficile à saisir. Visiblement les choses ont changé vers le meilleur. Si les conditions d'exposition sont toujours loins de rendre un hommage adéquat aux trésors
éxposés, elles me semblent tout de même sérieusement améliorées. Je me perds à nouveau dans le sourire doré, juvenil et pulpeux, de Tut Anch Amun, dans l'arrogance decadente d'Akhenathon dans sa niche confortable nouvellement aménagée.
De plus en plus je pense que Berlin devait rendre le superbe buste de Nefertiti, qui est la fierté de son musée égyptien. C'est ici qu'elle appartient, avec son mari. Berlin pourrait avoir une belle copie.
Je me décide de payer la petite fortune que coûte l'entrée pour voir les momies royales. Faut quand-même satisfaire sa curiosité. Je suis impressionnée de voir qu'elles ont effectivement pu conserver des traits de visage individuels. J'admire le profil aristocratique et hautain de Ramses II, mais je dois constater que la plus vilaine momie présente est celle de la grande Hatchepsut. J'apprends que c'est la momie d'une femme obèse aux mauvaises dents. Ce n'est pas édifiant!!
Les jours au Caire s'écoulent, alors que je visite les différents quartiers, toujours à pied ou en transport public. Je passe bcp de temps à être perdue; mais cela est aussi souvent très intéressant. Malgré ma détermination de rester sen, mon humeur commence à sérieusement souffrir de la foule, du bruit, de la drague perpétuelle et surtout de la crasse, des ordures partout. Alors qu'on se fait briller les chaussures à tous les coins de rue, on ne se gène absolument pas de laisser tomber par terre n'importe quoi dont on n'a plus besoin. C'est révoltant. Cette ville est une immense poubelle. Les berges du Nil ne sont pas non plus épargnées et la 'Kornish' n'est romantique qu'en soirée, quand on ne voit pas les salopperies.
En plus, comme j'habite dans un petit hôtel et pas dans une auberge de voyageurs, je n'ai pas de contact avec d'autres gens comme moi, mais seulement les conversations précaires 'à l'égyptienne' où l'on essaye de se comprendre pour commencer point de vue langue, puis de louvoyer pour rester polie sans donner de fausses impressions. C'est fatiguant! Aussi je suis contente, quand arrive le grand jour, où je reçois finalement ma prolongation de visa. Je reconnais que j'ai commis une erreur douloureuse en la demandant au Caire. Ailleurs cela aurait été une partie de plaisir, mais ici l'opération m'aura coûté 2 matinées, qui m'ont prèsque amenée au bout de mes forces. L'immense bâtiment bourré de gens superexités, qui se passent dessus les uns les autres, qui ne se gènent pas de presque m'écraser….. Tout cela est vraiment trop pour moi. A un moment donné je me demande si je vais pleurer ou alors me fâcher pour de bon. Je décide pour le dernier et je suis surprise de l'effet que j'obtiens: on arrête de me pousser de tout côté et on recule en respect. Ouffff, s'ils savaient que j'avais été sur le point de pleurer…je reconnais que c'est souvent utile d'avoir une tête de plus en hauteur!
Je passe Noël au Caire. Le 24.12. au soir je me ballade dans le quartier copte en espérant de trouver une manifestation de fête, p-ê une messe (à laquelle j'aurais participé avec plaisir, même non-croyante que je suis). C'est raté, aucune ambience de fête; bien au contraire, dans les ruelles un peu lugubres de ce quartier je me fais enmerder encore plus que d'habitude par des jeunes mâles incapables de gérer leur taux de testostérone. Ce n'est pas le réveillon de Noël le plus passionnant que j'ai jamais vécu. J'apprends par la suite que le Noël des Coptes a lieu le 7.1. et pas le 24.12. Mais pas sure que cela aurait été différent.
Je trouve le bon bus grace à l'aide précieuse d'un gamin dans la rue qui n'a rien de mieux à faire que de m'accompagner à la station des bus. En descendant je suis préparée d'affronter l'assaut des gars, qui cherchent à vendre n'importe quoi ou te raconte que 'pyramids closed today'. Je suis positivement surprise qu'on me laisse relativement tranquille. Une fois dans l'enceinte du plateau, on est en fait tout à fait tranquil, si ce n'est pour ceux qui proposent leur chevaux ou chameaux pour la ballade dans le désert.
Désert, oui, car désert il y a! Si les faubourgs de la ville arrivent effectivement jusqu'au plateau d'un côté, c'est de l'autre côté des pyramides qu'on a préservé le désert à perte de vue, de sorte, qu'on peut toujours voir les monuments dans leur décor original; il suffit de regarder du bon côté!
Eh bien, je ne suis pas déçue du tout! Bien au contraire: Suite aux efforts du gouvernement l'harcèlement du touriste don't j'avais gardé un très mauvais souvenir a quasiment disparu. Bien entendu on vient proposer les chevaux et les chameaux, car l'étendu du désert rend difficile le déplacement à pied. En fait, je suis aujourd'hui la seule qui est contrainte de choisir cette option -mes allergies ne me permettent pas le cheval, et pour le chameau je n'en sais rien et je ne prendrai pas le risque. La poussière est déjà assez pénible pour moi, mais je la préfère au gaz d'échappement de la ville.
Je me promène de longs km dans le désert. La marche dans le sable mou est très fatigante et à la fin de la journée je ne sais prèsque plus mettre un pied devant l'autre.
Mais combien ai-je aimé ma journée. Quand je me trouve à la fin en face du sphinx avec les pyramides derrière lui et le désert en arrière-fond, le tout baignant dans la douce lumière du soleil déjà couchant, je trouve que le site n'a rien perdu du tout de sa fascination, de sa magie et de son mystère intemporel.
De même qu'aux pyramides je rends une nouvelle visite au musée national. Ici aussi l'impression est plutôt positive. Mon souvenir de la dernière visite se résumait en trésors mal exposés et empoussiérés, centaines de momies en couches multiples, bric à brac divers difficile à saisir. Visiblement les choses ont changé vers le meilleur. Si les conditions d'exposition sont toujours loins de rendre un hommage adéquat aux trésors
éxposés, elles me semblent tout de même sérieusement améliorées. Je me perds à nouveau dans le sourire doré, juvenil et pulpeux, de Tut Anch Amun, dans l'arrogance decadente d'Akhenathon dans sa niche confortable nouvellement aménagée.
De plus en plus je pense que Berlin devait rendre le superbe buste de Nefertiti, qui est la fierté de son musée égyptien. C'est ici qu'elle appartient, avec son mari. Berlin pourrait avoir une belle copie.
Je me décide de payer la petite fortune que coûte l'entrée pour voir les momies royales. Faut quand-même satisfaire sa curiosité. Je suis impressionnée de voir qu'elles ont effectivement pu conserver des traits de visage individuels. J'admire le profil aristocratique et hautain de Ramses II, mais je dois constater que la plus vilaine momie présente est celle de la grande Hatchepsut. J'apprends que c'est la momie d'une femme obèse aux mauvaises dents. Ce n'est pas édifiant!!
Les jours au Caire s'écoulent, alors que je visite les différents quartiers, toujours à pied ou en transport public. Je passe bcp de temps à être perdue; mais cela est aussi souvent très intéressant. Malgré ma détermination de rester sen, mon humeur commence à sérieusement souffrir de la foule, du bruit, de la drague perpétuelle et surtout de la crasse, des ordures partout. Alors qu'on se fait briller les chaussures à tous les coins de rue, on ne se gène absolument pas de laisser tomber par terre n'importe quoi dont on n'a plus besoin. C'est révoltant. Cette ville est une immense poubelle. Les berges du Nil ne sont pas non plus épargnées et la 'Kornish' n'est romantique qu'en soirée, quand on ne voit pas les salopperies.
En plus, comme j'habite dans un petit hôtel et pas dans une auberge de voyageurs, je n'ai pas de contact avec d'autres gens comme moi, mais seulement les conversations précaires 'à l'égyptienne' où l'on essaye de se comprendre pour commencer point de vue langue, puis de louvoyer pour rester polie sans donner de fausses impressions. C'est fatiguant! Aussi je suis contente, quand arrive le grand jour, où je reçois finalement ma prolongation de visa. Je reconnais que j'ai commis une erreur douloureuse en la demandant au Caire. Ailleurs cela aurait été une partie de plaisir, mais ici l'opération m'aura coûté 2 matinées, qui m'ont prèsque amenée au bout de mes forces. L'immense bâtiment bourré de gens superexités, qui se passent dessus les uns les autres, qui ne se gènent pas de presque m'écraser….. Tout cela est vraiment trop pour moi. A un moment donné je me demande si je vais pleurer ou alors me fâcher pour de bon. Je décide pour le dernier et je suis surprise de l'effet que j'obtiens: on arrête de me pousser de tout côté et on recule en respect. Ouffff, s'ils savaient que j'avais été sur le point de pleurer…je reconnais que c'est souvent utile d'avoir une tête de plus en hauteur!
Je passe Noël au Caire. Le 24.12. au soir je me ballade dans le quartier copte en espérant de trouver une manifestation de fête, p-ê une messe (à laquelle j'aurais participé avec plaisir, même non-croyante que je suis). C'est raté, aucune ambience de fête; bien au contraire, dans les ruelles un peu lugubres de ce quartier je me fais enmerder encore plus que d'habitude par des jeunes mâles incapables de gérer leur taux de testostérone. Ce n'est pas le réveillon de Noël le plus passionnant que j'ai jamais vécu. J'apprends par la suite que le Noël des Coptes a lieu le 7.1. et pas le 24.12. Mais pas sure que cela aurait été différent.
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